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Their world is an astonishing one that has nothing to do with that of the ancient gleaners: Devant le succès public de Les Glaneurs et la Glaneuse , des spectateurs qui avaient visionné le film se sont rendus dans ce musée pour pouvoir eux-mêmes voir cette toile, qui avait à nouveau été stockée dans les sous-sols du musée, et cet intérêt des visiteurs a eu pour conséquence de restaurer Glaneuses à Chambaudoin puis de l’exposer de manière permanente dans le musée à partir de Maintenant, j’agrandis le format, on sait jamais Et du simple bon sens qu’il y a à glaner. Surtout ne jamais dire du mal car on peut tout analyser dans ce genre de film. La dernière modification de cette page a été faite le 27 décembre à

Nom: les glaneurs et la glaneuse
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Et j’ai essayé d’approcher les gens qui vivent de nos restes, puisque nous jetons tous beaucoup. Elle fera de la récup pour monter un film patchwork où se combine des portraits le plus souvent – en apparence- au gré du hasard. Votre avis sur Les Glaneurs et la glaneuse? Et au fur et à mesure du film, on voit bien la cohérence du projet, on saisit ce qui cimente tous ces fragments divers de vie, de destins, de métiers, de lieux, qui sont autant de déclinaisons du glanage. La glaneuse se met également en scène dans une mise en abîme tout en absurde absolument mémorable. L’Univers de Jacques Demy Les Glaneurs et la Glaneuse est un documentaire de la réalisatrice Agnès Varda sorti en France en

Elle en a rapporté « Les Glaneurs et la glaneuse », remarquable documentaire routard qui raconte la violence sociale de notre société du gaspillage, mais aussi le plaisir de la collecte. La cinéaste chineuse commente ici quelques images et documents du film. Les années n’ont aucune prise sur la vivacité d’esprit d’Agnès Varda, son ludisme curieux, sa générosité sociale et son intelligence cinématographique.

Les Glaneurs et la glaneuse est un nouveau bijou dans sa riche et longue filmographie, un documentaire aussi libre et joueur que Murs murs, une expérience aussi ouverte et aléatoire que Daguerréotypes, un travail « politique » aussi puissant et fort que Sans toit ni loi. L’auteur de Cléo de 5 à 7 est parti d’une image, un tableau magnifique de Millet représentant les glaneuses de blé d’autrefois, et d’un mot, « glaner », tel que défini par le dictionnaire.

De ce point de départ, Varda entreprend un réjouissant voyage non organisé, une sorte de road-movie à pied, en voiture et en train, armée de sa seule curiosité et d’une petite caméra numérique, outil providentiel pour ce projet-là qui rend le geste de filmer aussi naturel et commode que tendre la main. Le mouvement de ce « documentaire-routard-en voiture » est à la fois géographique tous les coins de France, de la Provence à la banlieue parisiennehistorique le glanage, du Moyen Age à l’ansocial on rencontre un riche viticulteur et un Rmiste, un grand chef et des clochards, des hommes de loi et de jeunes va-nu-pieds Grâce à Varda, on apprend par exemple la distinction entre glaner se baisser pour ramasser les choses qui poussent vers le haut, comme le blé et grappiller cueillir ce qui pousse vers le bas, comme les figueson découvre qu’on peut ramasser les huîtres après une grande marée, mais en restant à distance des parcs cinq mètres?

Filmant le circuit de la pomme de terre, Varda suit le tubercule depuis la récolte jusqu’au tri opéré par les grandes surfaces. Les patates trop grosses, trop moches, trop abîmées sont jugées impropres au commerce et rejetées par tonnes entières dans des champs d’épandage prévus à cet effet ; là, des personnes précaires et informées viennent se servir. C’est effectivement un scandale, et Agnès Varda a l’élégance de le dénoncer par la simple puissance du cinéma, sans jamais hausser le ton ou lancer de coup de coude complice au spectateur.

Le film offre ses plus beaux moments de cinéma quand la cinéaste trouve ce qu’elle ne cherchait même pas: Le genre de rencontre qui justifie à lui seul le cinéma de Varda et ses méthodes aléatoires.

« Les Glaneurs et la glaneuse », le ciné-brocante d’Agnès Varda

Et au fur et à mesure du film, on voit bien la cohérence du projet, on saisit ce qui cimente tous ces fragments divers de vie, de destins, de métiers, de lieux, qui sont autant de déclinaisons du glanage. Du SDF qui assure sa survie au grand chef qui refuse le gâchis, du salarié légèrement illuminé qui se nourrit volontairement dans les poubelles pour raison éthique au promeneur qui ramasse les coquillages, du ferrailleur qui récupère les vieilles télés à l’artiste qui transforme les led usagés en uvres d’art, Varda filme un patchwork social uni dans le geste de glaner ; sans démagogie ni lourdeur didactique, en se contentant de regarder le monde et de trier ce qu’elle a vu, elle parvient à questionner notre société du gaspillage et de la satiété, à dénoncer sa violence sociale, à chanter l’utilité de la récupération, la valeur de ce qui est rejeté, les beautés tlaneurs écologie au sens fort du terme.

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Le plus fort, le plus beau, c’est bien sûr ce qui unit la cinéaste et son sujet. Glaaneuse découvre ici les formidables avantages d’une caméra numérique, se livre à quelques minutes d’introspection bouleversante, se rend compte qu’elle peut filmer sa main gauche avec la main droite, réduire la distance entre les deux côtés de la caméra, simplifier le geste du filmeur.

Glaner, c’est se baisser et ramasser ce qui est à portée de main. Exactement ce que fait Varda: Varda a toujours été une cinéaste de la proximité et de la glaneugs, une artiste à hauteur d’homme, ne se gargarisant jamais de son statut. La caméra DV ne fait que glaneurd ces qualités et raccourcir la distance entre une cinéaste d’aujourd’hui et les paysannes d’une peinture de Millet. J’aime cette idée que l’émotion est un bourgeon. Le film est parti d’une émotion très curieuse que j’ai eue en hlaneurs la télévision, en entendant un agriculteur perché sur sa puissante machine, une moissonneuse-batteuse-lieuse-emballeuse, et sûrement vendeuse, qui disait que sa machine était si perfectionnée qu’elle ne perdait pas un épi, lse pas un grain.

Il ajoutait que si la machine était mal réglée, elle lui faisait perdre de l’argent.

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Et alors j’ai tilté avec cette image du glanage, cette réalité agricole ancestrale, que j’ai pratiquée moi-même pendant la guerre pour trouver quelque chose à manger. Mon film n’est pas seulement un regard sur une réalité sociale terrible, il parle aussi du plaisir qu’il y a à trouver des choses, dans les rues ou dans les champs. Et du simple bon sens qu’il y a à glaner. Car pour glaner, il faut se servir de ses sens, du toucher, de la vue et de l’odorat pour déterminer si ce qu’on glane est encore bon à consommer.

J’ai essayé de faire un documentaire rigoureux en approchant les différentes raisons de glaner. Et j’ai essayé d’approcher les gens qui vivent de nos restes, puisque nous jetons tous beaucoup. Les choses ont perdu de leur durée de vie. Avant, on avait une montre à vie, ou jusqu’à ce qu’elle soit cassée ou qu’elle meure.

La révolution a commencé quand la publicité a dit aux gens qu’ils pouvaient changer de montre. Maintenant, les choses ne sont pas fabriquées pour durer, et les gens changent de tout tout le temps.

La main, les mains, mes mains. On glane et on grappille avec les mains.

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On tend la main, on prend la main, on donne la main et un coup de main. J’ai toujours aimé ce dédoublement propre au cinéaste: Je suis très manuelle, je goûte par glnaeurs main, j’ai donc les mains très abîmées. Pour moi, la représentation est délectable. Dans Les Demoiselles ont eu vingt-cinq ans, j’ai monté une scène que j’avais filmée dans le décor du café du film.

On y voit Jacques Demy enfiler glaneusse un pull-over qu’il venait d’acheter, enlever l’étiquette, passer la tête, tirer sur les manches, se recoiffer, tout ça pendant un temps infini. Dans la vie, je trouvais toujours Jacques glaenurs lent à s’habiller et je le houspillais à cause de ça.

En regardant ces images que j’avais tournées mais que je n’avais jamais revues depuis l’époque, j’ai eu un fou rire et le reproche est tombé: Parce que la réalité traverse l’image représentée et la rend magnifique. L’autre exemple, c’est ma propre main, qui est vieille comme je suis vieille, et que je rends monstrueuse en la filmant moi-même, en la plissant et en la tordant. glwneurs

Avis sur Les Glaneurs et la glaneuse

C’est cette représentation de ma main qui me fait entrer dans le phénomène du vieillissement avec une délectation extraordinaire. C’est filmer la réalité qui me permet de l’accepter, c’est sa représentation excessive qui me permet de la comprendre. On va pas en faire des patates sur cette symbolique. N’empêche qu’une main qui glane et tient une patate en forme de c’ur, c’est tout un programme Moi, d’une main, je filme mon autre main qui vieillit, mais je filme aussi cette main qui joue avec les camions des autoroutes, qui joue à les attraper.

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Le glanage agricole, ce n’est plus du blé mais des patates, des oignons Ce ne sont plus des paniers ou des tabliers, mais des seaux et des sacs en plastique.

Le débat qui englobe l’économie, l’agriculture, la distribution émane de ces images simples, mais c’est à d’autres de le tenir. La loi dans les cardons. Je voulais en avoir le c’ur net quant à la législation du glanage. J’ai donc demandé à Maître Dessaud, dit Titus, avocat à Avignon, de m’en parler. Il a accepté de venir en robe dans un champ de cardons et on l’entend dire qu’il en profite pour se promener parmi les choux. Il a amené son petit livre rouge et a cité les articles de lois, et même un édit du xvie siècle.

J’ai demandé à Maître Dessaud: Si les principes et les heures sont respectés, ils peuvent glaner comme les pauvres d’autrefois.

– Portail du film documentaire

Cette belle image bleu, vert et gris montre une personne qui fait son marché après le marché à Barbèsau milieu du bruit et de la vitesse urbaine.

Il y a toute une population qui ramasse les restes dans les marchés et dans les poubelles. J’ai essayé de filmer de loin ceux qui le font par misère extrême et de faire parler ceux qui, comme François par exemple, le font par éthique, se révoltant contre le gâchis. Comme beaucoup de cinéastes ou de peintres, j’ai peur de devenir aveugle un jour. Maintenant, j’agrandis le format, on sait jamais C’est à Cannes, à la brocante en face du Palais des festivals, que j’ai trouvé cette énorme paire d’yeux qui, depuis, me protège.

Un cinéaste ne doit glaneuts cesser de regarder, pas forcément pour filmer ce qu’il remarque, mais pour le plaisir des yeux, comme un pianiste doit toujours faire des gammes. Tout regard est un changement glaneusse. Je voulais faire un documentaire. Parce que quand je suis sous-inspirée, ce qui m’arrive tout le temps, je sors dans la rue au lieu de me lamenter devant ma page blanche, et je regarde les gens.

Les autres sont ma nourriture. Et j’ai vu beaucoup de gens qui ramassaient des aliments à la fin des marchés, ça m’a beaucoup frappée. Cette vision personnelle s’est mélangée avec la phrase de cet agriculteur, et j’ai essayé d’établir le rapport entre ces machines si performantes et ces gens qui ramassent sur les marchés: Et puis cette petite caméra numérique me poussait à faire quelque chose glaheurs personnel, j’avais envie de m’infiltrer dans le film, de façon charnelle.

Quand on est dans son vieillissement, on va vers son propre déchet. Quand j’ai vu ma main tenir la carte postale de cet autoportrait de Rembrandt que j’avais ramenée du Glzneuse, j’y ai vu un rapport fulgurant et immédiat avec le sujet du documentaire. Alors j’ai parlé à la caméra, sans que ce soit concerté, et je me suis rendu compte à quel point on est toujours en train de s’autoportraiturer: C’est une façon que je crois honnête de dire glaheurs je m’intéresse à moi et aux autres, que l’altruisme a aussi ses limites.

Même si ce film défend des valeurs auxquelles je crois. J’aime ce film parce que j’aime les gens qui sont dedans, j’aime ce qu’ils disent et ce qu’ils font, et je me suis faufilée parmi eux, comme une filmeuse-glaneuse.

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